lundi 27 juin 2011

Semaine 8

Contrairement aux visites d’entreprises, les conférences ont été beaucoup plus pertinentes dans le contexte de nos études et aussi de nos champs d’intérêt. L’informations fournies sur les entreprises Patni et Fastenal étaient exactement ce que nous désirerions savoir. Évidemment, dans un contexte internationale le concept de culture revient à coup sure. C’est d’ailleurs l’élément principale sur lequel une entreprise qui fait des affaires ou qui s’implante à l’étranger doit faire face. Il n’y a évidemment pas de secret de réussite, mise à part d’être à l’écoute et ouvert à comprendre et à connaître la culture avec laquelle on doit faire affaires. C’est un grand défi et même si une entreprise a l’habitude, chaque pays et parfois chaque région d’un pays, comme le Mexique possède sa propre culture, son propre passée donc la période d’adaptation, de choc culturel est constamment présente. Le représentant de Fastenal a d’ailleurs mentionnée qu’un système semblable doit être instauré dans les différentes succursales afin d’assurer la constance et le respect des valeurs, de la mission et de la vision de l’entreprise. Ainsi, même si les cultures sont bien différentes, il doit y avoir une base solide avec une culture d’entreprise générale dictant les règles de conduites dans sa globalité avec certaines variantes permettant de rendre le fonctionnement des usines ou des filiales efficientes et efficaces.

Le jeudi, nous avons eu notre cérémonie de clôture pour nos cours d’espagnol. Nous étions accompagnés de nos familles mexicaines, de nos collègues d’école ainsi que de tous les gens qui ont contribués aux activités et à l’organisation et le suivi de nos 2 mois au Mexique. La soirée s’est très bien déroulée, en belle compagnie.

Vendredi, nous sommes partis pour Mexico DF afin de passer la journée à la Délégation du Québec à Mexico ainsi qu’au banquet organisé à la maison du délégué. Nous avons été très bien accueillis par ces derniers et j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié le discours du Délégué. Lors du Banquet, nous avons eu la chance de côtoyer des expatriés qui étaient là depuis quelques mois et même pour certains depuis quelques années. Aussi, il faut mentionner qu’il y avait plusieurs mexicains ou autres personnes qui étaient présentes afin d’accompagner ou de célébrer avec nous cette belle fête. J’ai bien apprécié ! Un fait cocasse a été que dès notre arrivée dans les lieux, il y avait plusieurs journalistes qui se sont empressés de venir photographier notre petit groupe de fille. Nous avons du prendre au moins une douzaine de photo.

Le reste de notre séjour à Mexico s’est très bien déroulé et heureusement la température ne nous a pas trop affectée étant donné qu’il pleuvait seulement en fin de journée et en soirée. Un élément m’a par contre un peu choqué, c’est lorsque nous sommes allées a Teotihuacan. En fait, c’est que nos guides étaient des étrangers qui parlaient français et à plusieurs reprises nous leur avons mentionnés que nous préférions qu’ils nous parlent en espagnol et malheureusement aucun d’eux ne l’a fait. Pour je ne sais quelle raison, ils nous ont parlés en français tout le long….dommage. Le soir, à notre retour, nous avons eu la chance de voir la parade gai. C'était très divertissant mais aussi intéressant de voir que paradoxalement comment le Mexique et catholique et croyant mais qu'en même temps, il y avait plus de 2 millions de personnes dans cette ville qui festoyait pour l'acceptation. Bref, j'étais très heureuse de voir ça!

Le soir, nous sommes allées dans un petit restaurant de fondues suisses afin de célébrer le départ de la moitié de nos collègues, maintenant considérés comme de bons amis. Nous avons bien profité de cette belle soirée en leur compagnie. Il est intéressant de voir dans de telle situation ou un groupe de 40 étudiants de plusieurs nationalités (cultures différentes) se retrouvent dans un autre environnement et dans une nouvelle culture, combien nous avons pu créer de belles relations à ces derniers et ainsi régner dans un climat de joie et d’amitié. Bref, nous étions un beau groupe bien soudé et solidaire. Pour la suite, nous serons seulement une vingtaine mais qui se connaissons assez bien étant donnée que nous sommes dans le même programme au Québec, et ce, depuis l’automne passée. Je suis confiante pour le dernier mois… la dynamique sera sans doute différente mais non loin divertissante.

À la maison, je n’ai rien de spéciale à mentionner. Évidemment, depuis un certain temps, j’ai passée peu de temps à la maison avec ma famille car j’étais pas mal occupé. Je continue par contre, d’entretenir une très belle relation avec ma mère mexicaine et ma sœur de Singapore.

Mon impression sur le prochain mois est assez positif. J’ai réellement l’impression que mon espagnol va progresser grâce au cours de gestion et je vais aller me chercher du vocabulaire un peu plus technique. Je compte aussi rendre mon expérience culturel encore plus complet, en continuant de faire des petits voyages les fin de semaines et ainsi découvrir la culture mexicaine sous ses différentes facettes.



mercredi 22 juin 2011

Semaine 7

La semaine des visites d’entreprise a été pleine de rebondissements dans le sens ou j’ai personnellement vécu un choc culturel assez intense. Ce choc a d’ailleurs été partagé par plusieurs de mes collègues car nous avons due attendre à chacune des sorties. Pour plusieurs raisons qu’on ignore ou tout simplement pour une raison culturelle, il y avait toujours une raison qui faisait en sorte qu’on partait 30 minutes ou 1 heure plus tard ou bien qu’on nous faisait attendre pour rien. Bref, nous avons mis notre patience à l’épreuve et cela n’a pas été facile. Je me suis d’ailleurs demandé comment les entreprises mexicaines pouvaient être rentables avec un système aussi lent et des gens aussi non ponctuels. J’imagine que pour une entreprise étrangère ou la notion du temps est un élément clé de réussite ou même un avantage concurrentiel peut réussir au Mexique ou peut s’adapter à ce genre de situation. C’est d’ailleurs ce genre d’éléments que j’aurais bien aimé connaître durant les visites d’entreprises, à savoir quels sont les obstacles et les solutions lorsqu’on s’implante au Mexique ou quels sont les conditions ou les conseils pour réussir en affaire ici. Malheureusement, nous n’avons pas eu la chance de rentrer plusieurs entreprises comme Cemex qui œuvre sur le plan International. Même cette dernière possède sont siège social au Mexique donc le contexte d’adaptation est différent. Bref, il aurait été pertinent pour notre groupe d’étudiants en Gestion Internationale et en administration de visiter des multinationales ou des compagnies qui se sont implantés au Mexique et non de voir comment une entreprise mexicaine avec seulement des mexicains fonctionnent ! Mise à part cette déception, je dirais que la visite de la fabrique de Tequila a été assez intéressante. On voyait réellement que l’entreprise était imprégnée de la culture typiquement mexicaine.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, nous sommes partis pour Ixtapa et heureusement l’organisation et le voyage s’est déroulé à merveille. L’endroit était parfais et la température était au rendez-vous, sauf pour la dernière journée. Rien de très frappant au niveau culturel car nous sommes resté entre nous la majorité du temps sauf durant une journée on nous avons fait la connaissance d’un groupe de jeune mexicain riche qui nous ont invités (groupe de 8 filles québécoises) à passer une journée sur leur yatch de 2 millions. Nous avons acceptés leur invitation et nous avons passée une journée de rêve dans la peau de millionnaire avec 5 serviteurs à notre service, petites bouchés et alcool à volonté. Bref, c’était parfais ! Comme toujours, les mexicains ont été très chaleureux et généreux. Nous avons été traités comme des reines….




Semaine 6

À ma maison, le train train quotidien à pris place avec ma nouvelle sœur de Singapore. En d’autres mots, chacun à pris ses petites habitudes et nous arrivons très bien à marié nos 3 cultures. Évidemment, nous mangeons tous à des heures différentes et tout le monde vit très bien avec ça, heureusement. La chimie est donc très bonne à la maison ! Ma mère m’a d’ailleurs fait la remarque soit disant que ma sœur Singapourienne était plutôt de type extroverti comme nous plutôt que le contraire le sont habituellement les gens de sa culture. Elle semble aussi avoir une proximité physique (gestes et paroles) de plus que bien d’autre de sa culture. Pour cette raison, je crois que sa facilite nos relations et nos échanges.

Cette semaine était aussi ma dernière semaine officielle de cours d’espagnol. Je suis assez contente des progrès que j’ai réalisés en 6 semaines car à mon arrivée j’arrivais à peine à dire un mot en espagnol et maintenant je me débrouille assez bien. Évidemment, le contexte fait en sorte que je ne maximise pas nécessairement mon expérience ici en ce qui concerne la langue car souvent on sort entre nous ou on fait des activés avec le groupe de Laval. Par contre, lorsqu’on sort ou lorsqu’on est avec des amis mexicains ou dans la famille on pratique beaucoup.

Cette semaine un élément bien particulier m’a surpris lorsque je suis entrée à la maison et qu’il y avait un jeune homme et sa mère qui faisait le ménage et des travaux à la maison. En fait, je leur ai dit tout bonnement bonjour et aucun des deux ne m’a répondu, ils ont fait comme si rien était. Je me suis dit alors qu’ils étaient impolis. Ensuite, en parlant de cette histoire avec d’autre camarade à l’école j’ai appris que les gens qui font le ménage dans les maisons des plus fortunés au Mexique, ne peuvent entrer en contact avec nous sous peine de se faire réprimandé. J’ai été très choqué d’entendre de tels propos car pour moi il est inconcevable de traiter les gens de la sorte et faire comme s’il n’existait pas et qu’il était que de simple travailleur…ce sont des humains et c’est aberrant de voir comme la distance hiérarchique ici est importante. La conférencière que nous avons reçu à d’ailleurs soulevé ce point important et c’est réellement la réalité au Mexique, à Querétaro.

Cette fin de semaine, nous avons planifié un petit voyage organisé avec un guide de Querétaro pour nous rendre dans la Huasteca. Nous avons fait des activités extraordinaires dans des paysages à couper le souffle dans la région de San Luis de Potosi. Nous avons entre autre, fait du canot, sauté dans des cascades, nagé dans une grotte, visiter le paradis d’Edward James et fait de la tyrolienne. Bref, ce fût une fin de semaine rempli de plaisir et surtout très bien organisé. D’un point de vue culturelle, rien n’a été réellement marquant mise à part le fait que nous devions voyager de jour étant donnée que certaines villes comme Ciudad Valle sont reconnus pour être dangereuses et que les gens sur la route conduisaient de manière très audacieuse dans les courbes des montagnes et qu’il y avait des ânes partout dans le chemin et qu’on devait arrêter pour les enlever. Mise à part ces petits éléments de différences, je n’ai rien remarqué de culturellement différent.




Semaine 5

Le 1 tiers de mon parcours à Querétaro est déjà passé. Ici, le temps passe relativement vite. Evidemment, je suis bien occupé avec l’école et les différentes activités auxquelles je participe ainsi que les petits voyages dans les autres villes qui occupent mes fins de semaine.

Mardi dernier, je suis allé dans un Bar de chocolat afin de pratiquer mon espagnol avec mon tuteur. Ce dernier a voulu rendre mon expérience culturelle mexicaine très complète en me faisant gouter a un frappe au chocolat aztec avec du chili ainsi que des tacos aux chapulines (petits insectes cuits dans le chili). J’ai eu beaucoup de courage pour gouter à cette horreur qui fut d’ailleurs très dégoutante et surtout pas bon du tout. Bref, mise à part cette petite tranche de vie, nous avons longuement discuté sur la différence entre les riches et les pauvres ainsi que la distance hiérarchique. Notamment ce qui est ressorti c’est que les riches tentent de voir le moins possible le soleil afin d’être le plus pâle possible et pour ce faire, il porte toujours des vêtements longs. Bref, ce ne sont que des exemples physiques mais qui prouvent encore une fois comment la distance et les préjugés sont importants au Mexique. Dans le même thème, cette semaine là nous avons aussi eu une discussion sur le travail au Mexique ainsi que la différence entre l’école publique et privée dans nos cours de conversation. Concernant le travail, je n’ai pas été réellement surprise d’apprendre le salaire et les conditions des pauvres mexicains et des travailleurs dans les maquiladores. Notamment, les normes du travail sont tr ès peu sévères et souvent les gens ne les respectent pas du tout. Par contre, ce qui m’a surpris c’est de savoir que les gens qui vendent des trucs dans les rues ou qui lavent les voitures reçoivent souvent plus d’argent que la pauvre personne qui travail dans un dépanneur ou même qui a un métier comme infirmière par exemple. Ici, certains métiers très bien rémunérés et reconnus socialement au Canada ne le sont pas du tout au Mexique. Aussi, dans ce sens, dans les écoles comme le Tec les professeurs peuvent gagner de 250 à 600 pesos de l’heure tandis que dans une école publique comme il y en a plusieurs à Querétaro, un professeur ne peut même pas gagner 100 pesos. L’écart est ridicule et aberrante mais dans un autre sens la qualité de l’enseignement, le niveau de difficulté, la prestance et aussi la rigidité des règles est totalement différente. De plus, toujours par rapport au même sujet, j’ai pu remarquer avec plusieurs amis, ce vendredi en allant à la piscine privée de mon quartier une caractéristique frappante des enfants de famille riche. Sur une vingtaine d’enfants, aucun d’entre eux n’étaient gros et ils semblaient tous actifs et en santé. On dit de ce pays, qu’il y a l’un des plus gros taux d’obésité….qui doit d’ailleurs être directement lié avec le taux de pauvreté….(quelques recherches pourraient être faites à ce sujet afin de découvrir la corrélation entre les 2 constantes)

Cette fin de semaine, j’ai participé avec ma mère mexicaine à la Feria de communidades extranjeras de Querétaro. Nous avons passé l’après-midi à dégusté des plats de différents pays et regarder des spectacles multiculturels. Il était fort intéressant de voir la diversité culturelle mais surtout la joie de vivre et l’ambiance de ces derniers qui festoyaient en toute liberté avec les autres cultures. Les gens étaient curieux et intéressés par la autre et j’ai adoré y participé en tant que moi-même étrangère à Querétaro. Ma mère mexicaine a aussi très apprécié sa journée. Le dimanche, je suis allée avec la gang de filles faire du magasinage à Leon, ville du cuir. Nous n’avons pas réellement visité la ville ou faite de découverte culturelle marquante mise à part le fait que c’est une ville qui semble relativement plus pauvre que Querétaro en raison de l’architecture et du type de gens rencontrés dans les rues.

Semaine 4

Tout se déroule pour le mieux. Mon horaire est de plus en plus rempli et même à certain moment je manque de temps. Je m’investi beaucoup dans l’apprentissage de ma langue. D’ailleurs, j’ai fait ma première activité avec mon tuteur. Au lieu d’avoir des cours de grammaire, ce dernier m’a proposé de faire des activités afin de pratiquer un peu plus la conversation. Nous sommes donc allées au Musée d’art de la ville. Bien que ce fut intéressant je ne conseillerais pas nécessairement cette activé à n’importe qui. Ensuite, nous sommes allées prendre une glace en ville. Nous avons beaucoup discuté de l’économie qui est au cours principalement des problèmes de drogues. De la distance entre les riches et les pauvres et aussi le taux élevé de personne qui sont obèses. Mon tuteur a beaucoup de culture, il étudie à la Tec en finance. Ce dernier est donc un de ceux qui débourse de ses poches pour aller à cette université. Pour lui, afin d’avoir un diplôme reconnu et de valeur, il était primordial d’aller à la Tec car il semblerait que les Universités publiques de Querétaro sont peu reconnu et que rendu sur le marché du travail, sa valeur est faible. De belles discussions dans un environnement ou l’apprentissage est stimulant !

Aussi cette semaine, j’ai une nouvelle colocataire qui a fait son apparition. J’ai désormais une nouvelle sœur de Singapore. Avant son arrivée, ma mère mexicaine m’avait légèrement parlé du tempérament de cette culture car elle avait déjà eu dans le passée 2 jeunes femmes de cet endroit. Elle avait d’ailleurs affirmé que la proximité et la communication entre les canadiens et les mexicains est assez facile et assez naturel tandis que pour les gens de Singapore la proximité n’est pas tellement privilégié et que souvent ils sont très peu bavards et surtout très timide. Elle a aussi ajouté qu’ils ne se baignaient pas réellement dans la culture, car après les cours, ils reviennent à la maison et ne sorte pas… Évidemment lors de son arrivée, ma nouvelle sœur remplissait tous les critères mentionnés par ma mère mexicaine auparavant. Je l’ai même invité ce vendredi à venir à la piscine avec quelques amis et elle est venu mais elle s’est installé dans un coin toute seule à l’ombre sans dire un mot. Nous avons tenté de lui poser des questions mais elle n’a pas poussé la discussion plus loin…. Ça reste à voir pour la suite car elle va rester environ 6 semaines parmi nous.

La fin de semaine à Bernal et Tequisquiapan fut mémorable. Beaucoup de plaisir et de divertissement au rendez-vous. J’ai adoré ce type de Festival. J’aimerais beaucoup en avoir d’ailleurs au Québec et je suis sur qu’un tel évènement serait très populaire. Ce genre de soirée m’a fait drôlement pensé à la St-Jean Baptiste à Québec avec des gens un peu partout qui sont assis ou couchés dans l’herbe et qui boit de l’alcool. Ça m’a permis aussi de faire des dégustations de vins et de fromages et ainsi en découvrir un peu plus sur ce merveilleux monde. Lors de cette soirée, nous nous sommes évidemment regroupés avec les gens de Laval mais aussi avec des amis mexicains. Nous avons donc eu la chance de discuté en espagnol. Peu importe la culture, ce genre de festival se ressemble. Je me sentais comme si j’étais dans une de nos régions au Québec et qu’on y faisait la fête avec des gens festifs. Très belle expérience !

Semaine 3

Cette semaine encore, je suis de plus en plus à l’aise dans mon nouvel environnement. Je suis maintenant capable d’avoir une conversation en espagnol. Ça me fait plaisir de voir l’évolution et aussi de voir que dans les cours je progresse et j’apprends beaucoup. J’ai même l’impression cette semaine que ça fait beaucoup plus longtemps que je suis au Mexique, tellement je me sens comme à la maison. Je suis de plus en plus près de ma famille et j’apprécie réellement l’expérience culturelle et de langue que je vis. Évidemment, j’aimerais bien parler en espagnol 24h sur 24 mais avec notre groupe c’est impossible. Même ce vendredi, avec des amis nous avons tenté de parler en espagnol entre nous et ça ne prend pas beaucoup de temps et on revient au français.

Un soir cette semaine, je suis allée prendre un frappé dans un café mexicain avec ma mère mexicaine et son amie. J’ai pu réellement profiter de ce moment pour maximiser mon espagnol. Culturellement parlant, j’ai été surprise de voir comment les gens sont ouverts et à l’aise d’aller piger dans l’assiette de l’autre. Je n’ai au contraire, aucun problème avec cette méthode mais ça m’a surpris quand me mère et son amie ont gouté à mon frappé sans me le demander. J’ai finalement fait la même chose. C’est bien sympathique mais au Québec c’est très peu commun ce genre de pratique.

Durant, cette même semaine, j’ai pu remarquer une grande inégalité des classes notamment lorsque j’ai pris l’autobus de ville et en montrant ma carte de la Tec, on m’a refusé le rabais étudiant sous prétexte que cette université ne pouvait faire bénéficier du tarif réduit. La vrai raison derrière tout ça c’est que les gens à Querétaro et aussi aux alentours ont beaucoup de préjugés envers les étudiants du tec soit disant que ceux-ci sont des enfants de riches et qu’ils n’ont pas besoins d’un tarif réduit pour cette simple raison. Je trouve ça scandaleux de catégoriser les choses ainsi car plusieurs élèves sont boursiers ou tout simplement provienne de l’étranger.

Afin de maximiser notre séjour culturel, avec 9 autres amis, nous avons décidé d’organiser un petit voyage samedi et dimanche dans la ville de Puebla. Encore une fois, cette petite ville très typique et surtout bien différente de Querétaro nous a enchanté. Nous avons d’ailleurs la deuxième journée visité Cholula, ou il y a beaucoup d’églises. Notamment, cela montre une fois de plus l’importance de la religion dans la vie et le quotidien mexicain. Notre guide, nous a aussi dit que les églises étaient pas mal tout le temps pleines, ce qui n’est aucunement le cas au Québec. Au cours de ce séjour, nous avons d’ailleurs fait l’acquisition d’une couverture typiquement mexicaine et de céramiques. Je suis d’ailleurs très contente de mes souvenirs.

Semaine 2

La routine se poursuit….ou elle est déjà bien installée. On connait de plus en plus notre cercle d’ami de Laval avec qui on passe beaucoup de temps et de beaux liens sont formés. Évidemment pendant ce temps, on ne parle pas espagnol mais quand même on développe autre chose. J’ai aussi durant cette semaine voulu m’intégrer un peu plus à la culture mexicaine en participant à des cours de salsa et de cuisine afin de rapporter un peu de cette culture à mon retour. J’ai beaucoup aimé l’expérience de la danse mais s’il me reste du chemin à faire mais coté cuisine, cela va être intéressant de varié les plats à mon retour et d’en faire profiter ma famille et mes amis au Québec. Aussi, comme routine, nous avons instauré les jeudis festifs et les vendredis piscines. Les jeudis nous permettre non seulement de décompressé mais aussi de pratiquer notre espagnol avec des mexicains que l’on rencontre et vraiment mixer les cultures et en apprendre un peu plus sur leur style de vie et leur façon de voir les choses. D’ailleurs, il y a un élément qui m’a marqué ici en discutant avec les gens c’est principalement le concept de relation de couple. Ici, les jeunes ne veulent pas se mettre en couple car pour eux c’est un engagement important à ne pas prendre à la légère. Lorsqu’ils peuvent l’éviter, ils le font et préfèren miser sur les fréquentations.

Aussi, durant cette semaine, ma mère mexicaine m’a amené avec elle sur son lieu de travail et chez la coiffeuse. J’ai bien aimé l’expérience. En effet, elle travaille dans le domaine de la construction et s’occupe des plans et des types de matériaux à utiliser. On s’est donc rendu sur un chantier afin de voir ou les travaux en étaient. J’ai été surpris et non car je me doutais qu’au Mexique c’était ainsi…. c’est qu’ils étaient beaucoup de travailleurs qui faisaient pas grand-chose. Il y en avait deux qui étaient assis et qui regardaient les autres et ils prenaient de la bière en travaillant. Ici, il semblerait que ce soi illégal mais que ça se fait régulièrement et que c’est très peu régie contrairement au Québec avec la CCQ et tout.

L’activé de la fin de semaine s’est déroulé à Tolantongo. Une expérience que j’ai adorée avec les grottes, les cascades et la tyrolienne. Le paysage était magnifique et nous avons eu encore une fois beaucoup de plaisir avec le groupe. Rien de très marquant au niveau culturel mis à part le fait que les accompagnateurs du Tec et les moniteurs sur place nous surveillaient comme si on avait 15 ans. Ça m’a rappelée mes expériences dans les camps de vacances lorsque j’étais plus jeune. J’imagine que c’est une question de culture et de principe relatif aux normes et aux règlements de la Tec.

Déjà après 2 semaines, j’ai l’impression d’avoir énormément progressé au niveau langagier. Je suis beaucoup plus à l’aise à discuter et m’exprimer en espagnol. Heureusement!!!