mercredi 22 juin 2011

Semaine 5

Le 1 tiers de mon parcours à Querétaro est déjà passé. Ici, le temps passe relativement vite. Evidemment, je suis bien occupé avec l’école et les différentes activités auxquelles je participe ainsi que les petits voyages dans les autres villes qui occupent mes fins de semaine.

Mardi dernier, je suis allé dans un Bar de chocolat afin de pratiquer mon espagnol avec mon tuteur. Ce dernier a voulu rendre mon expérience culturelle mexicaine très complète en me faisant gouter a un frappe au chocolat aztec avec du chili ainsi que des tacos aux chapulines (petits insectes cuits dans le chili). J’ai eu beaucoup de courage pour gouter à cette horreur qui fut d’ailleurs très dégoutante et surtout pas bon du tout. Bref, mise à part cette petite tranche de vie, nous avons longuement discuté sur la différence entre les riches et les pauvres ainsi que la distance hiérarchique. Notamment ce qui est ressorti c’est que les riches tentent de voir le moins possible le soleil afin d’être le plus pâle possible et pour ce faire, il porte toujours des vêtements longs. Bref, ce ne sont que des exemples physiques mais qui prouvent encore une fois comment la distance et les préjugés sont importants au Mexique. Dans le même thème, cette semaine là nous avons aussi eu une discussion sur le travail au Mexique ainsi que la différence entre l’école publique et privée dans nos cours de conversation. Concernant le travail, je n’ai pas été réellement surprise d’apprendre le salaire et les conditions des pauvres mexicains et des travailleurs dans les maquiladores. Notamment, les normes du travail sont tr ès peu sévères et souvent les gens ne les respectent pas du tout. Par contre, ce qui m’a surpris c’est de savoir que les gens qui vendent des trucs dans les rues ou qui lavent les voitures reçoivent souvent plus d’argent que la pauvre personne qui travail dans un dépanneur ou même qui a un métier comme infirmière par exemple. Ici, certains métiers très bien rémunérés et reconnus socialement au Canada ne le sont pas du tout au Mexique. Aussi, dans ce sens, dans les écoles comme le Tec les professeurs peuvent gagner de 250 à 600 pesos de l’heure tandis que dans une école publique comme il y en a plusieurs à Querétaro, un professeur ne peut même pas gagner 100 pesos. L’écart est ridicule et aberrante mais dans un autre sens la qualité de l’enseignement, le niveau de difficulté, la prestance et aussi la rigidité des règles est totalement différente. De plus, toujours par rapport au même sujet, j’ai pu remarquer avec plusieurs amis, ce vendredi en allant à la piscine privée de mon quartier une caractéristique frappante des enfants de famille riche. Sur une vingtaine d’enfants, aucun d’entre eux n’étaient gros et ils semblaient tous actifs et en santé. On dit de ce pays, qu’il y a l’un des plus gros taux d’obésité….qui doit d’ailleurs être directement lié avec le taux de pauvreté….(quelques recherches pourraient être faites à ce sujet afin de découvrir la corrélation entre les 2 constantes)

Cette fin de semaine, j’ai participé avec ma mère mexicaine à la Feria de communidades extranjeras de Querétaro. Nous avons passé l’après-midi à dégusté des plats de différents pays et regarder des spectacles multiculturels. Il était fort intéressant de voir la diversité culturelle mais surtout la joie de vivre et l’ambiance de ces derniers qui festoyaient en toute liberté avec les autres cultures. Les gens étaient curieux et intéressés par la autre et j’ai adoré y participé en tant que moi-même étrangère à Querétaro. Ma mère mexicaine a aussi très apprécié sa journée. Le dimanche, je suis allée avec la gang de filles faire du magasinage à Leon, ville du cuir. Nous n’avons pas réellement visité la ville ou faite de découverte culturelle marquante mise à part le fait que c’est une ville qui semble relativement plus pauvre que Querétaro en raison de l’architecture et du type de gens rencontrés dans les rues.

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